Eko-In : passer la nuit dans un temple bouddhiste

Au mont Koya, des moines ont ouvert un hôtel au sein de leur temple. De quoi permettre aux voyageurs de découvrir les rites et croyances bouddhiques, et de goûter un peu plus la tradition japonaise. 

La quiétude. Voilà ce que l’on ressent une fois que l’on pénètre dans sa chambre. Des futons aux couettes moelleuses et aux oreillers garnis de grains de riz posés sur le sol, une petite collation délicatement servie sur un plateau de bois, et de larges baies vitrées ouvrant sur une petite fontaine aux clapotis réguliers.

Aucun doute, l’hôtel situé au sein du temple Eko In est un écrin typiquement japonais.

Perché au sommet du mont Koya, à quelques encablures d’Osaka, l’Eko-In est un hôtel niché au coeur d’un temple bouddhiste vieux de 1000 ans. Les moines y accueillent les voyageurs et prennent également en charge le service des repas, entièrement végétariens.

Mais séjourner à l’Eko-In ce n’est pas uniquement passer une nuit dans un lieu religieux. Les hôtes sont invités à participer aux aurores à la cérémonie du feu ou Goma. Cette cérémonie est considérée comme la plus mystique des cérémonies bouddhiste.

Elle est conduite par des prêtres qualifiés, et vise à détruire les énergies négatives et les obstacles afin de voir se réaliser des voeux. Le feu ayant, pour les bouddhiste, un pouvoir purificateur, tant psychologique que spirituel.

Très impressionnante avec ses flammes de plusieurs mètres, cette cérémonie est aussi appelle aussi à la méditation, les moines chantant des mantras sans discontinuer pendant plus de 30 minutes, ponctués par les bruits du tambour.

Les hôtes qui le souhaitent peuvent également assister à des cours de méditation ou d’écriture de sutra bouddhiste.

Mais, ce qui marquera à coup sûr le voyageur est la visite du cimetière Okuno-In. Répartis en petits groupe, les hôtes sillonnent les allées du plus grand cimetière du Japon, en dévorant les paroles du moine qui, lampe de poche à la main, fait entrer dans la lumière les sépultures et revient sur l’histoire du bouddhisme et du shintoïsme, les deux principales religions au Japon.

Anecdotes, dernières volontés démesurées des défunts pour leurs caveaux (on trouve des tombes en forme d’insectes ou de fusées), superstitions (mieux vaut pour vous ne pas trébucher sur l’escalier principal!), rien n’échappe au visiteur.

Le clou de la visite est la découverte du tombeau de Kobo Daishi, une figure marquante de l’histoire du Japon. Il est celui qui reçoit la permission de construire le premier des monastères au sommet du mont Koyasan, en 816.

Kobo Daishi est également le saint fondateur de l’école bouddhiste Shingon, un des courants majeurs du bouddhisme japonais. Une croyance très répandue dans l’archipel voudrait que Kobo Daishi ne soit pas mort mais ce soit retiré afin de méditer depuis plusieurs centaines d’années.

Si vous en avez le temps, une visite du cimetière le lendemain matin, aux premiers rayons du soleil, vous permettra de découvrir à la lumière du jour, ce que vous avez découvert à la lueur de la lampe de poche la veille, avant de retourner déguster votre petit-déjeuner confortablement installé dans votre chambre.

Plus d’information sur l’Eko-in, ici.

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